Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XX. « J’ai revu le jardin où nous avions aimé »
J’ai revu le jardin‖ où nous avions aimé ;Où dans la prime fleur‖ de notre mois de maiNous devisions d’amour‖ sous la grande nuit sombre.Le souvenir des temps‖ passés est comme une ombreQui nous prend par la main,‖ nous montre en gémissantDes lambeaux de nos cœurs‖ et des gouttes de sangDans les déchirements‖ de l’adieu répandues,Et nous rend un instant‖ les heures d’or perdues.Je t’ai revue, ô forme‖ adorable d’un jour,Avec tes clairs yeux bleus‖ qui souriaient d’amour,Avec tes grands cheveux,‖ profonde mer du rêveOù semblait rayonner‖ le soleil qui se lève !Et j’étais à genoux,‖ les yeux remplis de toi ;Et pensant que jadis‖ un cher, un même toit
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 7((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a aimé / mai masculineb sombre / ombre fémininea gémissant / sang masculineb répandues / perdues fémininea jour / d’amour masculineb rêve / lève fémininea toi / toit masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources