Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XXI. « Nos sentiers aimés s’en vont refleurir »
Nos sentiers aimés‖ s’en vont refleurirEt mon cœur brisé‖ ne peut pas renaître.Aussi chaque soir‖ me voit accourirEt longuement pleurer sous ta fenêtre.
Ta fenêtre vide‖ où ne brillent plusTa tête charmante‖ et ton doux sourire ;Et comme je pense‖ à nos jours perdus,Je me lamente, et‖ je ne sais que dire.
Et toujours les fleurs,‖ et toujours le ciel,Et l’âme des bois‖ dans leur ombre épaisse— Murmurant en chœur‖ un chant éternel —Qui se répand dans‖ l’air chargé d’ivresse !
Et la mer qui roule‖ au soleil levant,Emportant bien loin‖ toutes mes pensées…Qu’elles aillent donc‖ sur l’aile du ventJusques à toi, ces‖ colombes blessées !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5÷5
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a refleurir / accourir masculineb renaître / fenêtre fémininea plus / perdus masculineb sourire / dire fémininea ciel / éternel masculineb épaisse / d’ivresse fémininea levant / vent masculineb pensées / blessées féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources