Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
XIII. « Nous nous aimerons au bord d’un sentier »
Ayant appareillé pour le pays du rêve.(RAOUL PONCHON.)
Nous nous aimerons‖ au bord d’un sentierOù l’herbe soit haute,‖ et fraîche, et bien douce,Ou dans les grands bois,‖ sur un lit de mousse…Nous nous aimerons‖ dans le monde entier !
Nous nous en irons‖ éperdus, en rêve,Ne comprenant rien‖ aux bruits d’ici bas,Nous aimant toujours,‖ ne nous parlant pas,Sur un océan‖ qui n’a point de grève.
Nous n’aborderons‖ nulle part : toujoursUn bonheur tranquille,‖ ineffable, immense ;Et le vent des cieux,‖ plus doux qu’un silence,Nous murmurera‖ des chansons d’amour.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a sentier / entier masculineb douce / mousse fémininea rêve / grève féminineb bas / pas masculinea toujours / d’amour masculineb immense / silence féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources