Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
IX. « Ses cheveux avaient les parfums étranges »
Ses cheveux avaient‖ les parfums étrangesQue doivent avoir‖ les ailes des anges ;Elle s’en venait‖ vers moi, bien souvent,Ses grands cheveux blonds‖ mêlés par le vent.
Et dans un instant‖ divin de paresse,Grisant nos deux cœurs‖ d’une même ivresse,Nous restions à dire‖ avec des baisersQue nous n’en pourrions‖ jamais dire assez.
Et ces heures-là‖ duraient deux secondes ;Ma main se jouait‖ dans ses boucles blondes ;Et tout en causant‖ jusqu’au petit jour,Nous fêtions le saint‖ qu’on appelle amour.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(aabb)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a étranges / anges féminineb souvent / vent masculinea paresse / ivresse féminineb baisers / assez masculinea secondes / blondes féminineb jour / amour masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources