Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour· XXII
I. « Tu reviendras un jour, et nous nous aimerons »
Tu reviendras un jour,‖ et nous nous aimeronsEncor, plus que jamais,‖ du profond de nos âmes !Là-haut se lèveront,‖ belles comme des femmes,Les étoiles du ciel —‖ et nous leur sourirons.
Les vents soufflent dans leurs‖ mystérieux clairons,Et parfois on entend‖ le bruit égal des ramesSe mêler dans la nuit‖ au tumulte des lamesQui se gonflent au vent‖ ainsi que des seins ronds.
Tu reviendras ; perdus‖ dans une extase douce,Sans nous inquiéter‖ de la brise qui pousseAu rivage les flots‖ et les bat sans merci,
Nous irons nous asseoir‖ sur les roches connues ;Et nous laisserons fuir‖ au grand galop les nuesQui n’emporteront pas‖ notre amour loin d’ici !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a aimerons / sourirons masculineb âmes / femmes fémininea clairons / ronds masculineb rames / lames fémininec douce / pousse féminined merci / d’ici masculinee connues / nues féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources