Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XIII. « Tu t’en venais à moi par les longs soirs d’hiver »
Tu t’en venais à moi‖ par les longs soirs d’hiverEt tu frissonnais sous ton châle,Et nous contemplions‖ la lune douce et pâleQui se lève et rit sur la mer.
Dans nos regards profonds‖ que de tendresse enclose !Le vent de nuit nous caressait,Et tes lèvres en fleur‖ étaient pour lui, qui sait ?En hiver une étrange rose :
Sur mon épaule, alors,‖ tes bras tremblants posés,Tu semblais plus blanche et plus belle,Et je sentais mon cœur‖ soudain battre de l’aileEt s’envoler vers tes baisers !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a d’hiver / mer masculineb châle / pâle fémininea enclose / rose féminineb caressait / sait masculinea posés / baisers masculineb belle / l’aile féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources