Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XIV. « Aimée, aux jours lointains où nous nous reverrons »
Aimée, aux jours lointains‖ où nous nous reverrons,Quel baiser collera‖ ma bouche sur la tienne !Et pour que notre cœur‖ s’éveille et se souvienneComme nous pleurerons‖ et comme nous rirons !
Tu te rappelleras‖ comme, inclinant nos fronts,Nous écoutions chanter‖ la brise aérienneQui, parfumant le ciel‖ léger de son haleine,Jetait sur nos genoux‖ muguets et liserons.
Bien des jours sont passés…‖ Aux soirs mélancoliques,Alors qu’étincelaient‖ les cieux doux et mystiques,Le cœur de la Nature‖ amoureuse battait,
Tressaillait d’une joie‖ infinie, et chantait…Quelques barques fuyaient,‖ arrondissant leurs toiles,Et je te regardais‖ regarder les étoiles !
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd dee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a reverrons / rirons masculineb tienne / souvienne fémininea fronts / liserons masculineb aérienne / haleine fémininec mélancoliques / mystiques féminined battait / chantait masculinee toiles / étoiles féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources