Poésies. festons et astragales, 1859
Double incendie
Hier, le feu prit‖ à la maison de celleQui, l’an passé,‖ m’entourait de ses bras ;Les pieds dans l’eau,‖ trempé jusqu’à l’aisselle,J’ai fait la chaîne‖ et je songeais tout bas :
Combien de fois,‖ au seul bruit de mes pas,Le portier chauve‖ a tiré sa ficelle,Quand ma beauté‖ dont l’œil noir étincelleDiscrètement‖ m’attendait sous les draps !
Oh ! dans ce temps‖ de jeunesse hardie,C’était encore‖ un plus large incendieQui brûlait là,‖ de minuit jusqu’au jour !
Et maintenant‖ tout s’éteint, tout s’efface !Car j’ai versé‖ dans cette même place,L’eau sur la flamme‖ et l’oubli sur l’amour !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab baab ccd eed
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a celle / l’aisselle féminine, classiqueb bras / bas masculine, classiqueb pas / draps masculine, classiquea ficelle / étincelle féminine, classiquec hardie / incendie féminine, classiqued jour / l’amour masculine, classiquee s’efface / place féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources