Poésies. festons et astragales, 1859
Flux et reflux
Toujours, dans son grand lit‖ d’algues et de corail,L’océan, sous les cieux,‖ fait osciller ses ondes,Tantôt poussant au bord‖ les vagues en travail,Tantôt les refoulant‖ dans ses cryptes profondes !
La lune sourit d’aise‖ à son balcon nacré,Elle guide, d’en haut,‖ ces ardeurs inquiètes,Et caressant le monstre‖ au poitrail azuré,Lui jette, pour licou,‖ son écharpe à paillettes !
— O lune, la beauté‖ qui connaît ma douleur,Comme toi, sur les flots,‖ se penche sur ma vie ;Elle est douce et terrible,‖ et, selon son envie,Fait descendre ou monter‖ les vagues de mon cœur !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a corail / travail masculine, classiqueb ondes / profondes féminine, classiquea nacré / azuré masculine, classiqueb inquiètes / paillettes féminine, classiquea douleur / cœur masculine, classiqueb vie / envie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources