Poésies. festons et astragales, 1859
Vesper
Écoutez, écoutez,‖ sous les forêts profondesLa cigale causeuse‖ a fini son refrain ;Seuls, les lourds chariots‖ traînant les gerbes blondes,Font tinter dans le vent‖ leurs clochettes d’airain.
Les hôtes écailleux‖ de la mer taciturneSur la vague d’azur‖ montrent leurs dos glissants,Et la fleur qui s’endort‖ jette au pâtre nocturne,Comme un dernier adieu,‖ ses parfums languissants.
Les grands bœufs sont couchés‖ sur les larges pelouses,La fumée, en tournant,‖ s’échappe des hameaux…Toi, tu souris d’espoir‖ derrière les coteaux,Vesper, astre cruel,‖ teint du sang des épouses !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a profondes / blondes féminine, classiqueb refrain / d’airain masculine, classiquea taciturne / nocturne féminine, classiqueb glissants / languissants masculine, classiquea pelouses / épouses féminine, classiqueb hameaux / coteaux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources