Poésies. festons et astragales, 1859
Vestigia Flammæ
Où donc es-tu partie,‖ ô belle jeune fille ?Toi dont le doux regard‖ et dont la voix, un jour,Comme un oiseau qu’éveille‖ un bruit sous la charmille,A l’ombre de mon cœur‖ ont fait chanter l’amour !
Ange, te souvient-il‖ que je t’aimai sur terre ?Que j’aurais tout donné‖ pour un baiser de toi ?Lorsqu’au fond de ton cœur‖ tu descends solitaire,N’est-il aucun écho‖ qui te parle de moi ?
Que fais-tu, maintenant‖ que je suis seul dans l’ombre,Quand dix ans sont passés‖ depuis ton tendre aveu,Et que, sur mes deux mains‖ inclinant mon front sombre,Je regarde briller,‖ comme des yeux sans nombre,Les étincelles de mon feu ?
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 2(abab) 1(abaab)
- Mètre
- Alexandrins surtout (12 de 12, 1 de 8)· profil 6+6, (8)
- Strophes
- 2 quatrains, 1 quintil
- Mots à la rime
- a fille / charmille féminine, classiqueb jour / l’amour masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb toi / moi masculine, classiquea l’ombre / sombre / nombre féminine, classiqueb aveu / feu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies. festons et astragales, Paris, LIBRAIRIE NOUVELLE, 1859· numérisation gallica.bnf.fr· Sources