Marie, 1831
Le pays
Oh ! Ne quittez jamais,‖ c’est moi qui vous le dis,Le devant de la porte‖ où l’on jouait jadis,L’église où, tout enfant,‖ et d’une voix légère,Vous chantiez à la messe‖ auprès de votre mère ;Et la petite école‖ où, traînant chaque pas,Vous alliez le matin,‖ oh ! Ne la quittez pas !Car une fois perdu‖ parmi ces capitales,Ces immenses Paris,‖ aux tourmentes fatales,Repos, fraîche gaîté,‖ tout s’y vient engloutir,Et vous les maudissez‖ sans pouvoir en sortir.Croyez qu’il sera doux‖ de voir un jour peut-êtreVos fils étudier‖ sous votre bon vieux maître,Dans l’église avec vous‖ chanter au même banc,Et jouer à la porte‖ où l’on jouait enfant.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 7((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a dis / jadis masculine, classiqueb légère / mère féminine, classiquea pas masculine, classiqueb capitales / fatales féminine, classiquea engloutir / sortir masculine, classiqueb peut-être / maître féminine, classiquea banc / enfant masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Marie, Garnier,Paris, 1910· numérisation FRANTEXT· Sources