Marie, 1831
Paris
Étonnement de l’âme‖ et des yeux, lorsqu’on entreDans cette ville active‖ et qu’en vain nous fuyons !Certain orgueil nous prend,‖ on dit : « voici le centre,L’ardent foyer qui lance‖ en tout lieu ses rayons. »
On vivait par le cœur,‖ on vit par la pensée ;Mais l’art et la pensée‖ ont aussi leur douceur :Comme un bel arbre, aimons‖ la colonne élancée !L’art vrai n’a-t-il donc pas‖ la nature pour sœur ?
Et même les vieillards,‖ ces mornes créatures,À ce grand mouvement‖ raniment leurs ressorts :Ils vont causant entre eux‖ de lettres, de peintures,Et l’esprit les distrait‖ des souffrances du corps.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a entre / centre féminine, classiqueb fuyons / rayons masculine, classiquea pensée / élancée féminine, classiqueb douceur / sœur masculine, classiquea créatures / peintures féminine, classiqueb ressorts / corps masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Marie, Garnier,Paris, 1910· numérisation FRANTEXT· Sources