Marie, 1831
« Quand on est plein de jours, gaîment on les prodigue »
Quand on est plein de jours,‖ gaîment on les prodigue ;Leur flot bruyant s’épanche‖ au hasard et sans digue ;C’est une source vive‖ et faite pour courir,Et qu’aucune chaleur‖ ne doit jamais tarir ;Pourtant la chaleur vient,‖ et l’eau coule plus rare ;La source baisse ; alors‖ le prodigue est avare :Incliné vers ses jours‖ comme vers un miroir,Dans leur onde limpide‖ il cherche à se revoir ;Mais, en tombant, déjà‖ les feuilles l’ont voilée,Et l’œil n’y peut saisir‖ qu’une image troublée.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a prodigue / digue féminine, classiqueb courir / tarir masculine, classiquea rare / avare féminine, classiqueb miroir / revoir masculine, classiquea voilée / troublée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Marie, Garnier,Paris, 1910· numérisation FRANTEXT· Sources