Poésies, 1884· Chansons de tous les pays
Chanson slovaque
LE DÉPART DU SOLDAT
La lune brillait endormieEn haut du ciel,Quand je dus quitter mon amieDont les lèvres étaient de miel.
J’avais franchi bois et clairièreQu’elle criait :« Reviens à nous, à la chaumièreJusqu’au matin. » Elle priait.
« Il faut que j’aille à la prairieVoir les chevaux. »Mais c’était une tromperie ;Je volais par monts et par vaux !
« Ma chère âme, que peux-tu craindre ?Hélas ! mon Dieu !Attends mon départ pour te plaindre,Attends un peu ! »
Mais elle qui ne peut m’entendre.Silencieuse,Laisse ses pleurs à flots descendreDe ses yeux bleus.
Septembre 1883.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et tétrasyllabes (13 de 8, 7 de 4)· profil 8, 4
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a endormie / amie féminine, classiqueb ciel / miel masculine, classiquea clairière / chaumière féminine, classiqueb criait / priait masculine, classiquea prairie / tromperie féminine, classiqueb chevaux / vaux masculine, classiquea craindre / plaindre féminine, classiqueb Dieu / peu masculine, classiquea m’entendre / descendre féminine, classiqueb Silencieuse / bleus féminine, assonance
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 3.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie, 1884· numérisation archive.org· Sources