Poésies, 1884· Choses d’autrefois
Le timbre d’or
Moi, je dirai sa voix‖ douce et si pénétrante !…Timbre d’or de Hugo,‖ de Gérard de Nerval,De Rogier, de Stadler,‖ de Houssaye et Dorval,De ce groupe d’amis‖ que la Muse apparente.
O douce voix !… soupir‖ de flûte au fond du val !Écho de la syrinx,‖ mélodie enivrante.Pour quel divin concert‖ votre chœur sans rivalA-t-il reçu le la‖ de quelque fée errante ?
Toujours jusqu’au tombeau‖ mon âme l’entendra.— Tel un Brahmine écoute‖ et croit entendre Indra,La chère voix, aux sons‖ caressants et pareille
Aux plaintives rumeurs‖ des bois, quand vient le jour,A la Guzla qui pleure‖ et chante un chant d’amourLorsque la tribu dort‖ et que l’amante veille.
Extrait du Tombeau de Théophile Gautier.
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pénétrante / apparente féminine, classiqueb Nerval / Dorval masculine, classiqueb val / rival masculine, classiquea enivrante / errante féminine, classiquec l’entendra / Indra masculine, classiqued pareille / veille féminine, classiquee jour / d’amour masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie, 1884· numérisation archive.org· Sources