Poésies, 1884· Sur les chemins Impressions de voyage Portugal-Espagne· XVIII A figaro
II. « Vrai ! je n’y comptais plus. Pourtant j’étais certain »
Vrai ! je n’y comptais plus.‖ Pourtant j’étais certainQu’il était demeuré‖ quelqu’un de ta famille…Un homme aux yeux béats…‖ (c’était un sacristain)S’approche et puis me dit :‖ N’est-elle pas gentille,
Seigneur ? Quel pied ! quel feu !‖ Quelle démarche agile !Quel corsage opulent‖ et quel regard hautain !Mais jamais l’étranger‖ n’essuya son dédain…— Vous la connaissez donc ?‖ — Garamba, c’est ma fille !
Son logis est tout près… Calle de Gallegos,Ça loge ! ça n’est point‖ ainsi que ces Margots,Ces Gitanes que Dieu‖ confonde — et qu’il m’assiste.
Puis il s’est éloigné,‖ ce papa moraliste.Et moi, je regardais‖ passer en tourbillonsLes pieds de la danseuse,‖ ailes de papillons !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab baab ccd dee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a certain / sacristain masculine, classiqueb famille / gentille féminine, classiqueb agile / fille féminine, classiquea hautain / dédain masculine, classiquec Gallegos / Margots masculine, classiqued m’assiste / moraliste féminine, classiquee tourbillons / papillons masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie, 1884· numérisation archive.org· Sources