Poésies diverses, 1797‑1827
XVIII. Le Départ
Paris, 1827.
Compagnons, détachez‖ des voûtes du portiqueCes dons du voyageur,‖ ce vêtement antique,Que j’avais consacrés‖ aux dieux hospitaliers.Pour affermir mes pas‖ dans la course prochaine,Remettez dans ma main‖ le vieil appui de chêneQui reposait à mes foyers.
Où vais-je aller mourir ?‖ Dans les bois des Florides ?Aux rives du Jourdain,‖ aux monts des Thébaïdes ?Ou bien irai-je encore‖ à ce bord renommé,Chez un peuple affranchi‖ par les efforts du brave,Demander le sommeil‖ que l’Eurotas esclaveM’offrit dans son lit embaumé ?
Ah ! qu’importe le lieu ?‖ Jamais un peu de terre,Dans le champ du potier,‖ sous l’arbre solitaire,Ne peut manquer aux os‖ du fils de l’étranger.Nul ne rira du moins‖ de ma mort advenue ;Du pèlerin assis‖ sur ma tombe inconnueDu moins le pas sera léger.
Versification
- Forme
- 3 sizains (sizains)
- Rimes
- 3(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (15 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 sizains
- Mots à la rime
- a portique / antique féminine, classiqueb hospitaliers / foyers masculine, classiquec prochaine / chêne féminine, classiquea Florides / Thébaïdes féminine, classiqueb renommé / embaumé masculine, classiquec brave / esclave féminine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb l’étranger / léger masculine, classiquec advenue / inconnue féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· numérisation poesies.net· Sources