Œuvres poétiques, 1790· Églogues
XXVI. « Ma muse fuit les champs abreuvés de carnage »
Ma muse fuit les champs‖ abreuvés de carnage,Et ses pieds innocents‖ ne se poseront pasOù la cendre des morts‖ gémirait sous ses pas.Elle pâlit d’entendre‖ et le cri des batailles,Et les assauts tonnants‖ qui frappent les murailles ;Et le sang qui jaillit‖ sous les pointes d’airainSouillerait la blancheur‖ de sa robe de lin.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(aabbcc)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 sizain
- Mots à la rime
- a pas masculine, classiqueb batailles / murailles féminine, classiquec d’airain / lin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
7 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Alphonse Lemerre, éditeur, 1899· numérisation gallica.bnf.fr· Sources