Des vers français, 1906
Château à vendre
Sur la route déserte‖ où le pavé du roi,Usé, cassé, disjoint‖ par le poids du charroi,Étend vers l’horizon‖ sa ligne monotone,Je cheminais, pensif,‖ un soir de fin d’automne.Le vent d’ouest tourmentant‖ les lourds nuages grisGémissait. Des tilleuls,‖ par octobre flétris,Déjà son souffle avait‖ arraché la dépouilleEt chassait devant moi‖ ces tourbillons de rouille.On ne fréquente plus‖ ce chemin déclassé,Mais cette solitude‖ évoque le passéEt fait rêver de temps‖ enfui, d’ancienne France.Ces grands arbres ont vu‖ passer la diligence.Les plus vieux des corbeaux‖ planant sur les sillonsS’effarèrent aux coups‖ de fouet des postillons.L’écho, sourd aujourd’hui,‖ des prochaines collinesRépéta le fracas‖ du galop des berlines,Et l’antique chaussée‖ où poussent des pavotsA.fait jaillir du feu‖ sous le fer des chevaux.Maintenant c’est un lieu‖ morne sous un ciel terne.L’automobile, monstre‖ effrayant et moderne,Évite ce pavé‖ qui crèverait ses pneus.
Je flânais donc,‖ lorsque, sur un mur ruineux,Une affiche attira‖ mon regard pour m’apprendreQu’un château du pays,‖ tout proche, était à vendreAvec ses prés, ses bois,‖ ses fermes, ses hameaux.Puis j’aperçus, au bout‖ d’un long couvert d’ormeauxDont la ramure forme‖ une voûte et se croise,Le rose de la brique‖ et le gris de l’ardoiseEt, devant ce logis‖ ayant noble et grand air,La large grille avec‖ ses artichauts de fer.
J’ai voulu visiter‖ la maison condamnée.
Une ruine, hélas !‖ et très abandonnée.Parmi les nénuphars‖ et les souples roseaux,Le château lézardé,‖ tel qu’une fleur des eaux,Émerge de fossés‖ à l’eau trouble et malade,Et les vieux mascarons‖ sculptés de la façadePenchent sur ce marais‖ leurs visages chagrins.Aux alentours, ce sont‖ quinconces, boulingrins,Cabinets de verdure‖ et plates-bandes droites.Deux bustes surgissant‖ de leurs gaines étroitesMontrent encore, en un‖ déshabillé coquet,Pomone avec ses fruits,‖ Flore avec son bouquet.Bref, c’est bien le jardin‖ où notre ancien génieMit son goût de correcte‖ et trop sage harmonie.Mais le désordre l’a‖ transformé. ReconquisPar l’herbe folle, par‖ les lierres, par les guis,Et laissé trop longtemps‖ sans soins et sans culture,Paisiblement le parc‖ retourne à la nature.Partout c’est un tapis‖ de vieux feuillages secs.Plus d’ifs taillés pareils‖ aux pions du jeu d’échecs.La charmille se change‖ en bocage quelconque.Le triton du bassin‖ ne tire de sa conqueNul jet d’eau. Le rosier‖ redevient églantier.Un banc sert de perchoir‖ aux poules du portier.Vifs, de légers lapins‖ sautent sur les pelouses,Et d’affreux limaçons‖ souillent de leurs ventousesUn dieu-terme qui gît‖ sur le sol, mutilé.Le pauvre parc ! Il est‖ charmant, mais désolé.
Dans le grand vestibule,L’humidité déteint‖ les murs et les macule.En entrant, un frisson‖ vous passe sur le corps.Là, certains ornements,‖ — têtes de cerfs dix-cors,Hures de sangliers,‖ trompes à la Dampierre, —Puis la rampe dorée‖ et l’escalier de pierreGardent encore un peu‖ d’aspect seigneurial.Cependant on sent bien,‖ dès le seuil glacial,Que la noble demeure‖ est décidément morte ;Et du salon d’honneur‖ quand j’eus franchi la porte,Quand, pour donner du jour,‖ le rustique valetOuvrit une croisée‖ et poussa le volet,L’irréparable, la‖ sinistre décadenceM’apparut brusquement‖ dans sa froide évidence.
Oh ! quel fils, du passé‖ de sa race oublieux,Laissa crouler ainsi‖ le toit de ses aïeux ?Pierres de sa maison,‖ depuis combien d’annéesA cette lente mort‖ vous a-t-il condamnées ?Qui le sait ?… Je devine‖ un drame, un désespoir…
L’obscure solitude‖ et le silence noir,Depuis que plus jamais‖ l’air ici ne pénètre,Depuis qu’on a bouché‖ la dernière fenêtre,Ont fait leur œuvre ainsi‖ que les vers d’un cercueil.Le désordre est flagrant‖ dès le premier coup d’œil.Tout est détruit, gâté,‖ souillé, réduit en loques.Le grand lustre, brisant‖ toutes ses pendeloques,Est tombé du plafond‖ et, dans ce choc brutal,A jonché le parquet‖ de fragments de cristal.Partout le bois se fend,‖ la peinture s’écaille.Le mobilier n’est plus‖ qu’une ignoble antiquaille ;Car les rats j’en ai vu‖ trois ou quatre s’enfuir —Ont rongé le satin,‖ le velours et le cuir.Pas une étoffe n’est‖ par leurs dents épargnée.Un voile épais et gris‖ de toiles d’araignéeCache, dans le foyer,‖ la plaque et son blason.Des champignons hideux‖ et gonflés de poisonPoussent dans tous les coins.‖ Sur la tapisserie,Vénus sortant de l’onde‖ est de lèpre pourrie,Et les planchers branlants‖ fléchissent sous les pas.
Un miroir était là,‖ fêlé du haut en bas.Je vis, tant m’obsédait‖ cette horrible agonie,Un spectre — c’était moi —‖ dans la glace ternie.
Mais un détail navra‖ mon âme jusqu’au fond.C’était tout simplement‖ un tricot comme en fontLes dames des châteaux‖ pour les pauvres familles,Un tricot traversé‖ de deux blanches aiguilles,Qui, depuis le moment‖ du funeste abandon,Était resté sur le‖ marbre d’un guéridonOù j’aurais pu tracer‖ mon nom dans la poussière.Oui, cet humble travail‖ qu’une main noble et fièreAvait abandonné‖ depuis cet ancien jour,Affirmait tristement‖ le départ sans retour,Et plus que ce château‖ que, dans un temps très proche,Les limousins mettront‖ par terre à coups de pioche,Plus que ce parc sauvage‖ où les ronces ont crû,Il m’adressait l’adieu‖ d’un monde disparu.
O France du passé,‖ dans ma mélancolie,Alors tu me semblas‖ pour toujours abolie,Bien morte, sans laisser‖ souvenirs ni regrets !
Mais j’étais entouré‖ de vivants, les portraits.
Noirs et fumeux dans leurs‖ bordures dédorées,Ils garnissaient les murs‖ des salles délabréesEt me troublaient de leurs‖ regards mystérieux ;Et tous, dames guindant‖ leur maintien gracieux,Gentilshommes figés‖ dans un geste de gloire,Ils surgissaient du fond‖ ténébreux de l’histoire.
Voici tout d’abord, peints‖ par Clouet ou Porbus,Les ancêtres, mignons‖ frisés, ligueurs barbus,Raides dans leurs pourpoints,‖ engoncés dans leur fraise ;Puis, non loin d’un jeune homme‖ au feutre Louis Treize,Un froid vieillard au front‖ austère et monacal,Qui sans doute a souffert‖ du tourment de Pascal,— Grave portrait signé :‖ « Philippe de Champaigne. » —Puis, très pompeux, voici‖ les hommes du grand règne.Près d’un prélat drapé‖ dans un goût somptueux,Une énorme perruque‖ aux replis tortueuxInonde l’habit rouge‖ et le bout de cuirasseD’un maréchal de camp‖ au nez de grande race,Tout triomphant encor‖ des conquêtes du Roi.Puis c’est un élégant‖ vainqueur de Fontenoy,D’autres, d’autres encore,‖ — enfin, dans un grand cadre,Jeune, poudré de frais,‖ charmant, un chef d’escadreQui, pour le branle-bas‖ ayant fort galamment,Dans son jabot, piqué‖ son plus beau diamant,Debout sur son château‖ d’arrière, sourit d’aiseAux flammes des canons‖ d’une frégate anglaise.
A côté d’eux, voici‖ les femmes d’autrefois.
Cette rousse aux yeux verts,‖ sous les derniers Valois,Offrit, dans le drap d’or,‖ sa superbe poitrinePrès de la reine en deuil,‖ la vieille Catherine.Pour cette brune aux nœuds‖ de rubans satinés,Malgré l’édit sur les‖ duels, les raffinésSe sont poussé leurs plus‖ subtiles estocades.Au temps de Mazarin,‖ parmi les barricades,Paris a salué‖ d’un vivat triomphalCette blonde frondeuse‖ en habit de cheval ;Et la robuste dame‖ à la robe étoffée,Portant la gorge haute‖ et lourdement coiffée,En un pesant carrosse‖ a dû suivre à grand trainLe Roi-Soleil devant‖ Namur et sur le Rhin.Puis voici les beautés‖ d’un siècle plus frivoleQui de galanterie‖ et de plaisir s’affole ;Et l’une rêve, un doigt‖ dans quelque livre impur,Et l’autre, près d’un paon‖ gonflant son col d’azur,Par caprice païen —‖ dont Dieu veuille l’absoudre —S’est fait peindre en Junon,‖ mais en gardant sa poudre.
J’y songe. Les derniers‖ de ces gens comme il faut,Aux mauvais jours, ont dû‖ mourir sur l’échafaudOu traîner en exil‖ des misères secrètes.Ce pauvre vieux, naguère‖ officier des levrettes,A Londres ramassa‖ du pain dans le ruisseau ;Et le gentil collier‖ fait d’un ruban ponceau,Qui pare cette enfant‖ exquise, prédestineSon cou si blanc à la‖ sanglante guillotine.
L’ancien régime est mort,‖ et tout de suite aprèsIls ont un air bourgeois‖ et déchu, les portraits.C’est de la grande gloire‖ encore qu’on respireDevant ce colonel‖ chamarré de l’Empire,Qui porte dans son bras‖ arrondi son colback.Mais ensuite quel triste‖ et piteux bric-à-brac !Sous le Bourbon podagre‖ à grosses épaulettes,Le beau sexe eut vraiment‖ de grotesques toilettes,Et l’on ne prendrait pas‖ pour un homme bien néCe pédant doctrinaire‖ à l’habit boutonné.Un peu plus loin, c’est vrai,‖ l’on retrouve l’armée.Le haut képi d’Isly,‖ le caban de Crimée,Font plaisir. Mais que ces‖ tableaux sont gris et froids !Et cette dame qui,‖ sous Napoléon Trois,Eut ce buste opulent‖ et cette taille fine,Est ridicule avec‖ son ample crinoline.
Je sortis, murmurant‖ presque un De profundisSur cette tombe où gît‖ la France de jadis.Mais, dehors, ranimé‖ par la bise automnale,Je me suis rappelé‖ l’œuvre nationale,L’œuvre de cette France,‖ et j’eus comme un remordsEn songeant à l’oubli‖ qui couvre tous ces morts.
Oui, ceux que ce logis‖ en ruine eut pour hôtesOnt commis, j’en conviens,‖ des erreurs et des fautes ;Ils ont de durs abus‖ trop longtemps profité.Mais vers plus de justice‖ et de fraternitéSommes-nous sûrs d’aller ?‖ Vers quel gouffre nous rouleLe stupide et changeant‖ caprice de la foule ?« Ni Dieu ni Maître ! » Mais‖ nous nous humilionsDevant les souverains‖ du jour, les millions,Et notre âme vénale,‖ au Veau d’Or convertie,Trouve à l’abject écu‖ la splendeur de l’hostie.Notre pire démence,‖ en ce siècle orgueilleux,C’est l’horreur du passé,‖ le mépris des aïeux.Mais le poète les‖ respecte, et, tout à l’heure,Quand ils m’ont apparu‖ dans la vieille demeure,Mon cœur fut attendri,‖ car je reconnaissaisEn eux de vrais, de purs,‖ d’authentiques FrançaisQui donnèrent, pour des‖ siècles, à notre race,Les hommes leur vaillance‖ et les femmes leur grâce.Le mal, quand ils l’ont fait,‖ fut celui de leur temps,Mais la France est leur œuvre‖ et, pendant des cent ansEt des cent ans, ils ont‖ peiné pour son service.Leur sang fut le ciment‖ de ce grand édifice.Ils ont, croyant en Dieu,‖ fidèles à leur roi,Maintenu l’unité‖ de pouvoir et de foi.Leur effort instinctif,‖ pendant la lente histoire,Province par province,‖ accrut le territoire.Il leur doit, ce pays‖ natal que nous aimons,Sa ceinture de mers,‖ de fleuves et de monts,Leur épée a donné‖ sa forme à la patrie,Et si, de notre temps,‖ elle s’est amoindrie,C’est que nous n’avons pu,‖ peuple au cœur fatigué,Garder intact le sol‖ qu’ils nous avaient légué.
France dès fleurs de lys,‖ puissant et beau royaume,Je reste ému d’avoir‖ évoqué ton fantômeDevant ces vieux portraits‖ aux cadres vermoulus,Qui m’ont si tristement‖ redit que tu n’es plus.Vers ton noble passé‖ ma mémoire remonte,Hélas ! en d’affreux jours‖ de douleur et de honteOù, comme pénétrés‖ d’un miasme empoisonneur,Dépérissent la foi,‖ la bravoure et l’honneur.Mais ce pauvre pays‖ qui se rue aux abîmesEst celui, tu le sais,‖ des surprises sublimes.Nos drapeaux sont changés,‖ France des fleurs de lys !Mais puisque le nouveau‖ nous montre dans ses plisAux trois couleurs,‖ lorsque le vent‖ les développe,Des mots en or prouvant‖ qu’il fit le tour d’Europe,Pour lui j’ose espérer‖ un glorieux réveil.Qu’avec l’aide de Dieu,‖ splendide, au grand soleil,Dans un ciel de victoire‖ encore il se déploie !Alors, oh ! je suis sûr‖ que d’orgueil et de joie,France des morts, dont j’ai‖ le regret si troublant,Tu frémiras dans ton‖ linceul, le drapeau blanc !
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 123((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 21 distiques
- Mots à la rime
- a roi / charroi masculine, classiqueb monotone / d’automne féminine, classiquea gris / flétris masculine, classiqueb dépouille / rouille féminine, classiquea déclassé / passé masculine, classiqueb France / diligence féminine, classiquea sillons / postillons masculine, classiqueb collines / berlines féminine, classiquea pavots / chevaux masculine, classiqueb terne / moderne féminine, classiquea pneus / ruineux masculine, classiqueb m’apprendre / vendre féminine, classiquea hameaux / d’ormeaux masculine, classiqueb croise / l’ardoise féminine, classiquea air / fer masculine, classiqueb condamnée / abandonnée féminine, classiquea roseaux / eaux masculine, classiqueb malade / façade féminine, classiquea chagrins / boulingrins masculine, classiqueb droites / étroites féminine, classiquea coquet / bouquet masculine, classiqueb génie / harmonie féminine, classiquea Reconquis / guis masculine, classiqueb culture / nature féminine, classiquea secs / d’échecs masculine, classiqueb quelconque / conque féminine, classiquea églantier / portier masculine, classiqueb pelouses / ventouses féminine, classiquea mutilé / désolé masculine, classiqueb perron / vestibule / macule féminine, classiquea corps / dix-cors masculine, classiqueb Dampierre / pierre féminine, classiquea seigneurial / glacial masculine, classiqueb morte / porte féminine, classiquea valet / volet masculine, classiqueb décadence / évidence féminine, classiquea oublieux / aïeux masculine, classiqueb d’années / condamnées féminine, classiquea désespoir / noir masculine, classiqueb pénètre / fenêtre féminine, classiquea cercueil / d’œil masculine, classiqueb loques / pendeloques féminine, classiquea brutal / cristal masculine, classiqueb s’écaille / antiquaille féminine, classiquea s’enfuir / cuir masculine, classiqueb épargnée / d’araignée féminine, classiquea blason / poison masculine, classiqueb tapisserie / pourrie féminine, classiquea pas / bas masculine, classiqueb agonie / ternie féminine, classiquea fond / font masculine, classiqueb familles / aiguilles féminine, classiquea abandon / guéridon masculine, classiqueb poussière / fière féminine, classiquea jour / retour masculine, classiqueb proche / pioche féminine, classiquea crû / disparu masculine, classiqueb mélancolie / abolie féminine, classiquea regrets / portraits masculine, classiqueb dédorées / délabrées féminine, classiquea mystérieux / gracieux masculine, classiqueb gloire / l’histoire féminine, classiquea Porbus / barbus masculine, classiqueb fraise / Treize féminine, classiquea monacal / Pascal masculine, classiqueb Champaigne / règne féminine, classiquea somptueux / tortueux masculine, classiqueb cuirasse / race féminine, classiquea Roi / Fontenoy masculine, classiqueb cadre / d’escadre féminine, classiquea galamment / diamant masculine, classiqueb d’aise / anglaise féminine, classiquea d’autrefois / Valois masculine, classiqueb poitrine / Catherine féminine, classiquea satinés / raffinés masculine, classiqueb estocades / barricades féminine, classiquea triomphal / cheval masculine, classiqueb étoffée / coiffée féminine, classiquea train / Rhin masculine, classiqueb frivole / s’affole féminine, classiquea impur / d’azur masculine, classiqueb l’absoudre / poudre féminine, classiquea faut / l’échafaud masculine, classiqueb secrètes / levrettes féminine, classiquea ruisseau / ponceau masculine, classiqueb prédestine / guillotine féminine, classiquea après / portraits masculine, classiqueb respire / l’Empire féminine, classiquea colback / bric-à-brac masculine, classiqueb épaulettes / toilettes féminine, classiquea né / boutonné masculine, classiqueb l’armée / Crimée féminine, classiquea froids / Trois masculine, classiqueb fine / crinoline féminine, classiquea profundis / jadis masculine, classiqueb automnale / nationale féminine, classiquea remords / morts masculine, classiqueb hôtes / fautes féminine, classiquea profité / fraternité masculine, classiqueb roule / foule féminine, classiquea humilions / millions masculine, classiqueb convertie / l’hostie féminine, classiquea orgueilleux / aïeux masculine, classiqueb l’heure / demeure féminine, classiquea reconnaissais / Français masculine, classiqueb race / grâce féminine, classiquea temps / ans masculine, classiqueb service / édifice féminine, classiquea roi / foi masculine, classiqueb histoire / territoire féminine, classiquea aimons / monts masculine, classiqueb patrie / amoindrie féminine, classiquea fatigué / légué masculine, classiqueb royaume / fantôme féminine, classiquea vermoulus / plus masculine, classiqueb remonte / honte féminine, classiquea empoisonneur / l’honneur masculine, classiqueb abîmes / sublimes féminine, classiquea lys / plis masculine, classiqueb développe / d’Europe féminine, classiquea réveil / soleil masculine, classiqueb déploie / joie féminine, classiquea troublant / blanc masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
247 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources