Le cahier rouge, 1874
Blessure rouverte
O mon cœur, es-tu donc‖ si débile et si lâche,Et serais-tu pareil‖ au forçat qu’on relâcheEt qui boite toujours‖ de son boulet traîné ?Tais-toi, car tu sais bien‖ qu’elle t’a condamné.Je ne veux plus souffrir‖ et je t’en donne l’ordre.Si je te sens encor‖ te gonfler et te tordre,Je veux, dans un sanglot‖ contenu, te broyer ;Et l’on n’en saura rien,‖ et, pour ne pas crier,On me verra, pendant‖ l’effroyable minute,Serrer les dents ainsi‖ qu’un soldat qu’on ampute.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a lâche / relâche féminine, classiqueb traîné / condamné masculine, classiquea l’ordre / tordre féminine, classiqueb broyer / crier masculine, classiquea minute / ampute féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de François Coppée, Paris, Librairie L. Hébert, 1885· numérisation poesies.net· Sources