Les humbles, 1872
Dans la rue
A Jules Bonnassies
Les deux petites sont en deuil ;Et la plus grande — c’est la mère —A conduit l’autre jusqu’au seuilQui mène à l’école primaire.
Elle inspecte, dans le panier,Les tartines de confitureEt jette un coup d’œil au dernierDevoir du cahier d’écriture.
Puis comme c’est un matin froidOù l’eau gèle dans la rigole,Et comme il faut que l’enfant soitEn état d’entrer à l’école,
Écartant le vieux châle noirDont la petite s’emmitoufle,L’aînée alors tire un mouchoir,Lui prend le nez et lui dit : « Souffle. »
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a deuil / seuil masculine, classiqueb mère / primaire féminine, classiquea panier / dernier masculine, classiqueb confiture / d’écriture féminine, classiquea froid / soit masculine, classiqueb rigole / l’école féminine, classiquea noir / mouchoir masculine, classiqueb s’emmitoufle / Souffle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de François Coppée, Paris, Librairie L. Hébert, 1885· numérisation poesies.net· Sources