Les humbles, 1872
La Sœur novice
Lorsque tout douloureux‖ regret fut mort en elleEt qu’elle eut bien perdu‖ tout espoir décevant,Résignée, elle alla‖ chercher dans un couventLe calme qui prépare‖ à la vie éternelle.
Le chapelet battant‖ la jupe de flanelle,Et pâle, elle venait‖ se promener souventDans le jardin sans fleurs,‖ bien abrité du vent,Avec ses plants de choux‖ et sa vigne en tonnelle.
Pourtant elle cueillit,‖ un jour, dans ce jardin,Une fleur exhalant‖ un souvenir mondain,Qui poussait là malgré‖ la sainte obédience ;
Elle la respira‖ longtemps, puis, vers le soir,Saintement, ayant mis‖ en paix sa conscience,Mourut comme s’éteint‖ l’âme d’un encensoir.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a elle / éternelle féminine, classiqueb décevant / couvent masculine, classiquea flanelle / tonnelle féminine, classiqueb souvent / vent masculine, classiquec jardin / mondain masculine, classiqued obédience / conscience féminine, classiquee soir / encensoir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de François Coppée, Paris, Librairie L. Hébert, 1885· numérisation poesies.net· Sources