Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
A la mémoire de joséphin Soulary
L’art ne peut garder son trésor.La statue en marbre ! On la casse.Le tableau ! La couleur en passeEt prend des tons de vieux décor.
Vénus est sur le socle encor,Mais sans bras, un chancre à la face.Joconde verdit et s’efface,Au Louvre, dans son cadre d’or.
N’est-il point d’ouvrage qui dure ?Si, ce camée en pierre dure,Cette médaille en argent fin.
Quand moisira tel long poème,Sois tranquille, on lira quand mêmeTes sonnets, maître Joséphin.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a trésor / décor masculineb casse / passe fémininea encor / d’or masculineb face / s’efface féminined fin / Joséphin masculinee poème / même féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources