Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
Écrit sur l’éventail de la princesse Lætitia
OÙ EST PEINTE À L’AQUARELLE UNE VUE DU PALAIS-ROYAL
AU sein du Paris populeux,Le Palais-Royal voudrait croireQue vous avez gardé mémoireDe ses pauvres gazons frileux.
Que de tumultes orageuxOnt battu sa muraille noire !C’est la poussière de l’histoireQue l’enfance y foule en ses jeux.
Mais, devant cette image, Altesse,Point de souvenirs de tristesse ;Et, puisque votre cœur est pris
D’une sympathie obstinéePour la France et le vieux Paris,Songez quelquefois : « J’y suis née. »
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a populeux / frileux masculineb croire / mémoire fémininea orageux / jeux masculineb noire / l’histoire fémininec Altesse / tristesse féminined pris / Paris masculinee obstinée / née féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources