Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
Je bois à la jeunesse
Je suis un « pompier », soit,‖ mais ne suis pas pompeux.Chacun la sienne ! Il faut‖ que je chante à la fête.« Ce que je veux ! » claironne‖ un coq à rouge crête ;L’ancien coq enroué‖ répond : « Ce que je peux ! »
Jeunes cadets, merci‖ d’être bons pour un vieux !Car c’est une heure triste,‖ allez, où le poète,A l’œuvre qu’il rêva‖ comparant l’œuvre faite,Se console en songeant‖ qu’il a fait de son mieux.
Selon Ronsard, versons‖ quelques fleurs dans nos verres.Mêlons-y, mes amis,‖ vos fraîches primevèresEt mes pâles soucis‖ de l’arrière-saison.
Je n’ai pas trop vieilli,‖ puisque j’admire encoreLes vers que le soleil‖ des vingt ans fait éclore…Je bois à la Jeunesse ;‖ elle a toujours raison !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pompeux / peux masculineb fête / crête fémininea vieux / mieux masculineb poète / faite fémininec verres / primevères féminined l’arrière-saison / raison masculinee encore / éclore féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources