Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
A mademoiselle Bartet
Mon avril et sa primevèreSont loin. Je suis vieux, je me tais.Adieu les vers où je chantaisL’amour qui fut ma grande affaire.
J’ai mis dans un oubli sévèreCes rimes du temps où j’aimais,Et je ne les lis plus jamais.Fleurs d’herbier ! Papillons sous verre !
Mais, Bartet, votre exquise voixLeur rend le charme d’autrefois.Mon cœur s’émeut à vous entendre.
Les papillons sont palpitants,Les fleurs donnent un parfum tendre ;Et j’ai mon arrière-printemps.
5 septembre 1895.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a primevère / affaire féminineb tais / chantais masculinea sévère / verre féminineb j’aimais / jamais masculinec voix / d’autrefois masculined entendre / tendre fémininee palpitants / arrière-printemps masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources