Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Première partie
La tour géante
Pleins de corbeaux et d’angélus,Les clochers dont le doigt de pierreMontrait sa route à la prière,N’avaient que cent mètres au plus.
Des hommes hardis sont venusEt, forgeant la dure matière,Ont construit une tour altièreMenaçant les cieux inconnus.
Miracle ! Jusqu’où monte-t-elle ?La foule pousse devant elleUn hurrah d’admiration.
Son sommet se perd dans l’espace…Mais, tout là-haut, un aigle passeEt n’y fait pas attention.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a d’angélus / plus masculineb pierre / prière fémininea venus / inconnus masculineb matière / altière fémininec monte-t-elle / elle féminined d’admiration / attention masculinee l’espace / passe féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources