Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Deuxième partie
Pour Aloys blondel
Aloys, songes-tu‖ quelquefois au poèteQui t’attirait naguère‖ entre ses deux genouxEt, mettant un baiser‖ sur tes cheveux si doux,Admirait ton teint frais‖ et ton rire de fête ?
Lui se souvient de toi.‖ Devant ta blonde têteIl éprouvait, hélas !‖ comme un regret jaloux ;Car, privé du bonheur‖ du père et de l’époux,Il vieillit, solitaire,‖ et sa vie est mal faite.
Cher petit Aloys,‖ ô fils de mon ami,Que l’ange du Seigneur‖ qui te veille, endormi,Te fasse prendre un jour‖ la route droite et sûre ;
Et, demeurant la joie‖ et la fierté des tiens,En ton regard viril‖ garde la clarté pureQue dans tes yeux d’enfant‖ mit le ciel d’où tu viens.
1er mars 1888.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins et hendécasyllabes (12 de 12, 2 de 11)· profil 5+6, 6+6
- Mots à la rime
- a poète / fête féminineb genoux / doux masculinea tête / faite féminineb jaloux / l’époux masculinec ami / endormi masculined sûre / pure fémininee tiens / viens masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources