Sonnets intimes et Poèmes inédits, 1925· Première partie
Sur la vestale d’Aizelin
Sous l’œil de la louve d’airain,Ne t’endors pas indifférente.Ranime la flamme mourante,Vestale, songe au feu divin.
Car, s’il devait s’éteindre enfin,Rome serait dans l’épouvante,Et l’on t’enterrerait vivante,Condamnée à mourir de faim.
Ainsi nous veillons, dans notre âme,Sur l’honneur, pure et noble flamme.Mais parfois — cela fait frémir ! —
Nous sentons, comme la vestalePrise d’une langueur fatale,La conscience s’endormir.
Mai 1887.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a d’airain / divin masculineb indifférente / mourante fémininea enfin / faim masculineb l’épouvante / vivante fémininec âme / flamme féminined frémir / s’endormir masculinee vestale / fatale féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes de François Coppée, Paris, Alphonse Lemerre, 1925· numérisation poesies.net· Sources