Poésie de Charles coran, 1887· De 1873 a 1878
Solitude et silence
Solitude, je sais combien sous tes abrisBonne est l’accoutumance aux cœurs las de Paris ;Silence, ami discret du philosophe austère,Je sais quel grand profit on obtient à se taire.Asile et compagnon d’un esprit souffreteuxQue la foule rend brusque, et causer, malheureux,Dites vos lieux déserts, aux retraites faciles,Et vos recueillements en préceptes fertiles :Où consoler sa vie avec un bois sacré ?Comment, n’entendant plus, se sentir rassuré ?Mes dernières amours, silence et solitude,Ressources du vieillard, inspirez-lui l’étude.
1878
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources