Poésie de Charles coran, 1887· Ironies
A Quelqu’un du parnasse
Dédaignez-moi, je vous le rends.L’ignorez-vous ? je vous l’apprends :Vous ne brillez que par la rime.Ah ! plutôt, quittez pour la lime,Quittez la plume et façonnez,Chinois, des émaux cloisonnés.— A défaut de votre facture,Si mon vers rime à l’aventureJ’ai du moins l’amoureux émoi ;Vous pouvez bien ne pas me lire,Mon cœur a battu sur la lyreEt les femmes seront pour moi.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources