Poésie de Charles coran, 1887· Symbolique rimée
XIII. « Faut-il donc douter du progrès »
Faut-il donc douter du progrès,Présager les chocs, puis, après,Les tenailles industriellesArrachant à l’esprit ses ailes ?Les arts autrefois créateursDéserteront-ils leurs hauteurs ?Verra-t-on le roi de la terreTomber au rang d’utilitaire ?Dès lors aux instincts superflusLes astres ne répondront plus.Dans la lutte pour l’existenceLa force rendra la sentence ;Et que vaudront ces usiniers.Du réalisme prisonniers ?Ils vaudront de finir esclavesCourbés sous les Huns ou les Slaves.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources