Poésie de Charles coran, 1887· Les familiales A la mémoire De mon vaillant et regrette gendre Léon Godard
VIII. Le bien
Mars.
Ta nourrice, forte en contes étranges,Te disait jadis : « Chacun a deux anges :L’un sort de l’enfer, l’autre vient du ciel ;Crois pour ton salut l’ange Gabriel. »
Et j’ai protesté contre ces mensonges ;J’ai dit : « De ta route écartons les songes ;Dans la vérité cherche le devoir,Par ton cœur aidée, apprends à le voir.
Deux guides trompeurs bernent les nourrices ;Toi, suis vers le bien deux règles propices :L’une est la raison, l’autre la bonté ;Hors de leurs conseils tout est vanité.
D. É.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources