Poésie de Charles coran, 1887
Aux lecteurs
1867.
Lecteurs, vous surtout jeunes gens,Mon titre éveille un double sens.D’après moi, ma plume volageRenonce au galant badinage :Folâtrer n’est plus démon âge.Prenez donc ces vers caressants,Parfumés d’ambre, ornés de ganses,Pour mes dernières élégances.— Mais mon titre peut s’expliquerD’autre façon, à votre adresse :Le culte du laid se redresse ;Défendez votre goût, jeunesse !Sentez-le prompt à se piquer,Sauvez-le jusqu’en vos manières ;Ou plus de fêtes, plus d’amours,Et ces élégances dernièresSont les dernières de nos jours.
17 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources