Poésie de Charles coran, 1887· De 1850 a 1854
Et tu m’en diras des nouvelles
S’il faut de loin qu’une heure on aime,Sur un rosier viens, jeune amant,Chercher ton absente en emblème,Pour bien remplir le dur moment.C’est une rose qu’une bouche :A ta dame sied ce dicton ;Cueille sur la tige un bouton,Puis entre tes lèvres le couche,Et, le pressant, rêve aux baisers.S’il mollit, tu le renouvelles.Choisis surtout les plus rosés,Et tu m’en diras des nouvelles.
Inédit.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources