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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Imitation De Jésus-Christ, 1656· Livre quatrième

Chapitre I

Avec quel respect il faut recevoir le corps de Jésus-Christ.

Pierre Corneille· 26 dizains, alexandrins et octosyllabes, 260 vers

Ce sont là tes propos,‖ vérité souveraine :Ta bouche en divers temps‖ les a tous prononcés ;Je les vois par écrit‖ en divers lieux tracés ;Mais ce sont tous ruisseaux‖ de la même fontaine.Ils sont tiens, ils sont vrais,‖ et mon infirmitéLes doit recevoir tous‖ avec fidélité,Avec pleine reconnoissance,En faire tout mon bien,‖ et les considérerComme autant de trésors‖ que ta magnificencePour mon propre salut‖ a voulu m’assurer.

Je les prends avec joie‖ au sortir de ta bouchePour les faire passer‖ jusqu’au fond de mon cœur,Et comme ils n’ont en eux‖ qu’amour et que douceur,Leur sainte impression‖ sensiblement me touche ;Mais la terreur que mêle‖ à de si doux transportsDe mes impuretés‖ le sensible remords,Par d’inévitables reprochesRetarde tout l’effet‖ de leurs plus forts attraits,D’un mystère si haut‖ me défend les approches,Et me laisse accablé‖ du poids de mes forfaits.

Cependant tu le veux,‖ seigneur, tu me l’ordonnes,Qu’opposant tes bontés‖ à tout ce juste effroi,Je marche en confiance‖ et m’approche de toi,Si je veux avoir part‖ aux vrais biens que tu donnes :Tu veux me préparer‖ par un céleste metsAu bienheureux effet‖ de ce que tu prometsDans une abondance éternelle,Et que mon impuissance‖ et ma fragilité,Si je veux obtenir‖ une vie immortelle,Se nourrissent du pain‖ de l’immortalité.

« Vous donc qui gémissez‖ sous un travail trop rude,Vous dont un poids trop lourd‖ étouffe la vigueur,Venez tous, nous dis-tu,‖ je vous rendrai du cœur,Je vous affranchirai‖ de toute lassitude. »Ô termes pleins d’amour !‖ ô mots doux et charmants !Qu’ils ont pour le pécheur‖ de hauts ravissements,Quand tu l’appelles à ta table !Un pauvre, un mendiant,‖ s’en voir par toi pressés !S’y voir par toi repus‖ de ton corps adorable !Mais enfin tu l’as dit,‖ seigneur, et c’est assez.

Que suis-je, ô mon sauveur,‖ pour oser y prétendre ?Qui me peut enhardir‖ à m’approcher de toi ?Et qui te fait nous dire :‖ « accourez tous à moi, »Toi que ne peut le ciel‖ contenir ni comprendre ?D’où te vient cet amour‖ qui m’y daigne inviter,Moi dont les actions‖ ne font que t’irriter,Moi qui ne suis qu’ordure et glace ?L’ange ne peut te voir‖ sans en frémir d’effroi,Les justes et les saints‖ tremblent devant ta face,Et tu dis aux pécheurs :‖ « accourez tous à moi. »

Si tu ne le disois,‖ quel homme oseroit croireQu’un Dieu jusqu’à ce point‖ se voulût abaisser ?Et si tu n’ordonnois‖ à tous de s’avancer,Quel homme attenteroit‖ à cet excès de gloire ?Si Noé fut cent ans‖ à bâtir un vaisseauQui contre le ravage‖ et les fureurs de l’eauDevoit garantir peu de monde,Quelle apparence, ô Dieu,‖ qu’ayant à recevoirLe créateur du ciel,‖ de la terre et de l’onde,Une heure à ces respects‖ prépare mon devoir ?

Si ton grand serviteur,‖ ton bien-aimé Moïse,Pour enfermer la pierre‖ écrite de tes doigts,Fit une arche au désert‖ d’incorruptible bois,Et vêtit ses dehors‖ d’une dorure exquise ;Si de ce bois choisi‖ le précieux emploiNe fut que pour garder‖ les tables d’une loiQue tu voulois être suivie :Moi qui ne suis qu’un tronc‖ tout pourri, tout gâté,Pour recevoir l’auteur‖ des lois et de la vie,Oserai-je apporter‖ tant de facilité ?

Ce modèle accompli‖ des têtes couronnées,Le plus sage des rois,‖ le grand roi Salomon,Pour élever un temple‖ à l’honneur de ton nom,Tout grand roi qu’il étoit,‖ employa sept années ;Il fit huit jours de fête‖ à le sanctifier ;Il mit sur tes autels,‖ pour te le dédier,Mille victimes pacifiques ;Et les chants d’allégresse,‖ et le son des clairons,Quand il plaça ton arche‖ en ces lieux magnifiques,En apprirent la pompe‖ à tous les environs.

Et moi qui des pécheurs‖ suis le plus misérable,Oserai-je introduire‖ un dieu dans ma maison,Lui présenter pour temple‖ une sale prison,Lui donner pour demeure‖ un séjour effroyable ?Au lieu d’un siècle entier,‖ de sept ans, de huit jours,Un quart d’heure amortit,‖ un moment rompt le coursDe toute l’ardeur de mon zèle ;Et puissé-je du moins‖ m’acquitter dignementDes amoureux devoirs‖ d’un serviteur fidèle,Ou durant ce quart d’heure,‖ ou durant ce moment !

Qu’ils ont pour t’obéir,‖ qu’ils ont pour te mieux plaire,Tous trois consumé d’art,‖ de travaux et de temps !Qu’auprès de leur ferveur‖ mes feux sont inconstants !Et que je te sers mal‖ pour un si grand salaire !Alors que ta bonté‖ m’attire à ce festinOù ton corps est la viande‖ et ton sang est le vin,Que lâchement je m’y prépare !Que rarement en moi‖ je me tiens recueilli !Qu’aisément mon esprit‖ de lui-même s’égare,Et suit les vains objets‖ dont il est assailli !

Certes en ta présence‖ un penser salutaireDevroit fermer la porte‖ à tous autres desirs,Et réunir en toi‖ si bien tous nos plaisirs,Qu’aucune autre douceur‖ ne pût nous en distraire.Tout ce qui du respect‖ s’écarte tant soit peu,Tout ce dont les parfaits‖ font quelque désaveu,Devroit de tout point disparoître,Puisque les anges même‖ ont lieu d’être jalouxDe voir, non un d’entre eux,‖ mais leur souverain maîtreRavaler sa grandeur‖ jusqu’à loger en nous.

Quelques honneurs qu’on dût‖ à l’arche d’alliance,De quelque sacré prix‖ que fussent ses trésors,La différence est grande‖ entre elle et ton vrai corps,Entre eux et la vertu‖ de ta sainte présence.Tout ce qu’on immoloit‖ sous l’ancienne loiN’étoit de l’avenir‖ promis à notre foiQu’une ombre, qu’une image obscure ;Et dessus nos autels‖ on offre à tout momentLe parfait sacrifice,‖ et la victime pureQui de tout ce vieil ordre‖ est l’accomplissement.

Que ne conçois-je donc‖ une ardeur plus sincère,Un zèle plus fervent,‖ à ton divin aspect !Que ne me préparé-je‖ avec plus de respectÀ la réception‖ de ton sacré mystère !Dans les siècles passés,‖ prophètes, princes, rois,Patriarches et peuple‖ en ont cent et cent foisDonné le précepte et l’exemple ;Et leurs cœurs pour ton culte‖ ardemment embrasésMe forcent à rougir,‖ quand je porte à ton templeDes vœux si languissants‖ et sitôt épuisés.

Le dévot roi David,‖ sautant devant ton arche,Publioit tes bienfaits‖ reçus par ses aïeux ;Des instruments divers‖ le son mélodieuxConcerté par son ordre‖ en régloit la démarche ;Des psaumes le doux son‖ tout autour s’entendoit ;Poussé du Saint-Esprit‖ lui-même il accordoitSa harpe à chanter tes merveilles ;Lui-même il enseignoit‖ tout son peuple à s’unirPour louer chaque jour‖ tes grandeurs sans pareilles ;Lui-même il l’instruisoit‖ en l’art de te bénir.

Si telle étoit jadis‖ la ferveur pour ta gloire,Si le zèle agissoit‖ alors si fortement,Que de son seul aspect‖ l’arche du testamentDe ta sainte louange‖ excitoit la mémoire,Quelle est la révérence,‖ et quels sont les transportsQue ce grand sacrement,‖ que ton précieux corpsDoit m’imprimer au fond de l’âme ?Et que ne doivent point‖ tous les peuples chrétiensApporter de respect,‖ de tendresse et de flamme,Quand ils vont recevoir‖ cette source de biens ?

Les reliques des saints‖ et leurs superbes templesFont courir les mortels‖ en mille et mille lieux ;Ils s’y laissent charmer‖ et l’oreille et les yeuxPar la haute structure‖ et par leurs hauts exemples ;Ils baisent à genoux‖ les précieux dépôtsDe leur chair vénérable‖ et de leurs sacrés os,Qu’enveloppent l’or et la soie ;Et je te vois, mon Dieu,‖ tout entier à l’autel,Toi le grand saint des saints,‖ toi l’auteur de leur joie,Toi de tout l’univers‖ le monarque immortel !

Souvent même l’esprit‖ de ces pèlerinagesN’est qu’un chatouillement‖ de curiosité,Et l’attrait qu’a toujours‖ en soi la nouveautéVers ce qu’on n’a point vu‖ tire ainsi les courages.Quand un motif si vain‖ les pousse et les conduit,Le travail le plus long‖ rapporte peu de fruit,Et ne laisse rien qui corrige,Surtout en ces esprits‖ follement empressés,Qu’une ardeur trop légère‖ à ces courses oblige,Sans aucun saint retour‖ sur leurs crimes passés.

Mais en ce sacrement‖ ton auguste présence,Véritable homme-dieu,‖ rend le fruit assuré,Toutes les fois qu’un cœur‖ dignement préparéY porte ferveur pleine‖ et pleine révérence.Il n’y va point aussi‖ ni par légèreté,Ni par démangeaison‖ de curiosité,Ni par autre sensible amorce :Tout ce qui l’y conduit,‖ c’est une ferme foi,C’est d’un solide espoir‖ l’inébranlable force,C’est un ardent amour‖ qui n’a d’objet que toi.

De la terre et du ciel‖ créateur invisible,Que grande est la bonté‖ que tu montres pour nous !Que ton ordre aux élus‖ est favorable et doux,De leur offrir pour mets‖ ton corps incorruptible !De ta façon d’agir‖ les miracles charmantsÉpuisent la vigueur‖ de nos entendements,Et ne s’en laissent point comprendre :C’est ce qui des dévots‖ attire tous les cœurs ;C’est ce qui dans leurs cœurs‖ verse un amour si tendre ;C’est ce qui les élève‖ aux plus hautes ferveurs.

Aussi ces vrais dévots,‖ dont les saints exercicesAppliquent de leurs soins‖ toute l’activitéÀ corriger en eux‖ cette facilitéQue prête la nature‖ aux attaques des vices ;Ces rares serviteurs,‖ qui n’ont point d’autre butQue d’avancer leur vie‖ au chemin du salut,Et rendre leurs âmes parfaites,Reçoivent d’ordinaire‖ en ce grand sacrementUn zèle plus soumis‖ à ce que tu souhaites,Et l’amour des vertus‖ empreint plus fortement.

Ô grâce merveilleuse‖ autant qu’elle est cachée,Qu’éprouve le fidèle,‖ et que ne peut goûterNi le manque de foi‖ qui s’arrête à douter,Ni l’âme aux vains plaisirs‖ en esclave attachée !Par tes rayons secrets‖ l’esprit mieux éclairé,Loin des sentiers obscurs‖ qui l’avoient égaré,Reprend sa route légitime :Sa beauté se répare,‖ ainsi que sa vertu,Et tout ce qu’en gâtoit‖ la souillure du crimeRend à ses premiers traits‖ l’éclat qu’ils avoient eu.

Tu descends quelquefois‖ avec telle abondance,Qu’après l’âme remplie‖ un doux regorgementEn répand sur le corps‖ le rejaillissement,Et l’anime à son tour‖ par sa vive influence.La prodigalité‖ de la divine mainVeut que tout l’homme ait part‖ à ce bien souverainAu milieu de sa lassitude ;Et du corps tout usé‖ la traînante langueurDans le débordement‖ de cette plénitudeSouvent trouve un trésor‖ de nouvelle vigueur.

Est-il rien cependant‖ honteux et déplorableComme nos lâchetés,‖ comme notre tiédeur,De ne pas nous porter‖ avecque plus d’ardeurÀ prendre Jésus-Christ,‖ à manger à sa table ?C’est en lui, c’est aux biens‖ qu’il nous y fait trouverQue consistent de ceux‖ qui se doivent sauverTout l’espoir et tous les mérites ;C’est lui qui sanctifie,‖ et nous a rachetés,Qui nous console ici‖ par ses douces visites,Et qui des saints au ciel‖ fait les félicités.

Nous avons donc bien lieu‖ d’une douleur profondeDe voir tant de mortels‖ ouvrir si peu les yeuxSur un mystère saint‖ qui réjouit les cieux,Et qui par sa vertu‖ conserve tout le monde.Oh ! Quel aveuglement !‖ Oh ! Quelle duretéDe regarder si peu‖ quelle est la dignitéD’un don si grand, si salutaire !L’usage trop commun‖ semble la rabaisser,Et tel prend chaque jour‖ cet auguste mystère,Qui le prend par coutume‖ et ne daigne y penser.

Si nous n’avions qu’un lieu,‖ si nous n’avions qu’un prêtrePar qui ton corps sacré‖ s’offrît sur nos autels,Avec combien de foule‖ y courroient les mortels !Quelle ardeur pour le voir‖ ne feroient-ils paroître !Mais tu n’épargnes point‖ un bien si précieux :Tant de prêtres partout‖ l’offrent en tant de lieux,Que nos froideurs n’ont point d’excuse.On le voit, on l’adore,‖ on le prend chaque jour ;Et plus cette faveur‖ sur la terre est diffuse,Plus elle y fait briller‖ ta grâce et ton amour.

Ton nom en soit béni,‖ sauveur de la nature,Dieu de miséricorde,‖ et pasteur éternel,Dont l’amour excessif‖ pour l’homme criminelLui donne en cet exil‖ ton corps pour nourriture !Pauvre et banni qu’il est,‖ loin de le rejeter,À ce banquet sacré‖ tu daignes l’inviter ;Ta propre bouche l’y convie :« Ô vous qui succombez‖ sous le faix des travaux,Venez tous, nous dis-tu,‖ doux auteur de la vie,Et je soulagerai‖ la grandeur de vos maux. »

Versification

Forme
26 dizains (dizains)
Rimes
26(abbaccdede)
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (234 de 12, 26 de 8)· profil 8, 6+6
Strophes
26 dizains
Mots à la rime
a souveraine / fontaine féminine, classiqueb prononcés / tracés masculine, classiquec infirmité / fidélité masculine, classiqued reconnoissance / magnificence féminine, classiquee considérer / m’assurer masculine, classiquea bouche / touche féminine, classiqueb cœur / douceur masculine, classiquec transports / remords masculine, classiqued reproches / approches féminine, classiquee attraits / forfaits masculine, classiquea l’ordonnes / donnes féminine, classiqueb effroi / toi masculine, classiquec mets / promets masculine, classiqued éternelle / immortelle féminine, classiquee fragilité / l’immortalité masculine, classiquea rude / lassitude féminine, classiqueb vigueur / cœur masculine, classiquec charmants / ravissements masculine, classiqued table / adorable féminine, classiquee pressés / assez masculine, classiquea prétendre / comprendre féminine, classiqueb toi / moi masculine, classiquec inviter / t’irriter masculine, classiqued glace / face féminine, classiquee d’effroi / moi masculine, classiquea croire / gloire féminine, classiqueb abaisser / s’avancer masculine, classiquec vaisseau / l’eau masculine, classiqued monde / l’onde féminine, classiquee recevoir / devoir masculine, classiquea Moïse / exquise féminine, classiqueb doigts / bois masculine, classiquec emploi / loi masculine, classiqued suivie / vie féminine, classiquee gâté / facilité masculine, classiquea couronnées / années féminine, classiqueb Salomon / nom masculine, classiquec sanctifier / dédier masculine, classiqued pacifiques / magnifiques féminine, classiquee clairons / environs masculine, classiquea misérable / effroyable féminine, classiqueb maison / prison masculine, classiquec jours / cours masculine, classiqued zèle / fidèle féminine, classiquee dignement / moment masculine, classiquea plaire / salaire féminine, classiqueb temps / inconstants masculine, classiquec festin / vin masculine, classiqued prépare / s’égare féminine, classiquee recueilli / assailli masculine, classiquea salutaire / distraire féminine, classiqueb desirs / plaisirs masculine, classiquec peu / désaveu masculine, classiqued disparoître / maître féminine, classiquee jaloux / nous masculine, classiquea d’alliance / présence féminine, classiqueb trésors / corps masculine, classiquec loi / foi masculine, classiqued obscure / pure féminine, classiquee moment / l’accomplissement masculine, classiquea sincère / mystère féminine, classiqueb aspect / respect masculine, classiquec rois / fois masculine, classiqued l’exemple / temple féminine, classiquee embrasés / épuisés masculine, classiquea arche / démarche féminine, classiqueb aïeux / mélodieux masculine, classiquec s’entendoit / accordoit masculine, classiqued merveilles / pareilles féminine, classiquee s’unir / bénir masculine, classiquea gloire / mémoire féminine, classiqueb fortement / testament masculine, classiquec transports / corps masculine, classiqued l’âme / flamme féminine, classiquee chrétiens / biens masculine, classiquea temples / exemples féminine, classiqueb lieux / yeux masculine, classiquec dépôts / os masculine, classiqued soie / joie féminine, classiquee l’autel / immortel masculine, classiquea pèlerinages / courages féminine, classiqueb curiosité / nouveauté masculine, classiquec conduit / fruit masculine, classiqued corrige / oblige féminine, classiquee empressés / passés masculine, classiquea présence / révérence féminine, classiqueb assuré / préparé masculine, classiquec légèreté / curiosité masculine, classiqued amorce / force féminine, classiquee foi / toi masculine, classiquea invisible / incorruptible féminine, classiqueb nous / doux masculine, classiquec charmants / entendements masculine, classiqued comprendre / tendre féminine, classiquee cœurs / ferveurs masculine, classiquea exercices / vices féminine, classiqueb l’activité / facilité masculine, classiquec but / salut masculine, classiqued parfaites / souhaites féminine, classiquee sacrement / fortement masculine, classiquea cachée / attachée féminine, classiqueb goûter / douter masculine, classiquec éclairé / égaré masculine, classiqued légitime / crime féminine, classiquee vertu / eu masculine, classiquea abondance / influence féminine, classiqueb regorgement / rejaillissement masculine, classiquec main / souverain masculine, classiqued lassitude / plénitude féminine, classiquee langueur / vigueur masculine, classiquea déplorable / table féminine, classiqueb tiédeur / d’ardeur masculine, classiquec trouver / sauver masculine, classiqued mérites / visites féminine, classiquee rachetés / félicités masculine, classiquea profonde / monde féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquec dureté / dignité masculine, classiqued salutaire / mystère féminine, classiquee rabaisser / penser masculine, classiquea prêtre / paroître féminine, classiqueb autels / mortels masculine, classiquec précieux / lieux masculine, classiqued d’excuse / diffuse féminine, classiquee jour / amour masculine, classiquea nature / nourriture féminine, classiqueb éternel / criminel masculine, classiquec rejeter / l’inviter masculine, classiqued convie / vie féminine, classiquee travaux / maux masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

260 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Imitation De Jésus-Christ, Paris, Librairie de L. Hachette et Cie, 1862· numérisation poesies.net· Sources