Le Coffret De Santal, 1879· Passé
Sonnet cabalistique
Dans notre vie âcre et fiévreuseTa splendeur étrange apparaît,Phare altier sur la côte affreuse ;Et te voir est joie et regret.
Car notre âme que l’ennui creuseCède enivrée à ton attrait,Et te voudrait la reine heureuseD’un monde qui t’adorerait.
Mais tes yeux disent, Sidonie,Dans leur lumineuse ironieLeur mélancolique fierté,
Qu’à ton front, d’où l’or fin rayonne,Il suffit d’avoir la couronneDe l’idéale royauté.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a fiévreuse / affreuse féminine, classiqueb apparaît / regret masculine, classiquea creuse / heureuse féminine, classiqueb attrait / t’adorerait masculine, classiquec Sidonie / ironie féminine, classiqued fierté / royauté masculine, classiquee rayonne / couronne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Coffret De Santal, Paris, TRESSE ÉDITEUR, 1879· numérisation poesies.net· Sources