Œuvres comiques galantes et littéraires, 1654· Poésies
A M. le Vayer Boutigny
Pour te louer, moi fais vers drôlementCar, autrement, moi ne puis reconnaître(Moi qui n’en fais, sinon par fondement),Tant d’amitié qu’à moi toi fais paraître :Écoute donc toi louer grandement.
Toi fais bien vers, toi moult as jugement,Toi ne fuis fille et bois aucunement,Toi, bon ami, voudrais moi grand poète êtrePour te louer.
Mais moi (Grand est !) point ne fais compliment ;Car moi ne peux ; ains dirais seulementQu’il n’est plus vrai qu’apprenti n’est pas maître,Puisque ton coup d’essai me fait connaîtreQue moi n’ai pas assez d’entendementPour te louer.
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres comiques galantes et littéraires, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources