Poésies, 1896· Sonnets philosophiques
III. La vie
Quand nous tournons les yeux‖ vers les débuts du monde,Songeant aux êtres vils‖ qui peuplèrent les eaux,Nous disons : « Dieu frappa‖ plus d'une race immonde,Puis il fit naître l'homme‖ après les grands oiseaux. »
Et plus tard, entr'ouvrant‖ quelque couche profonde,Et trouvant dans le sol‖ les débris de nos os,Un enfant plus parfait‖ de la terre fécondeReniera notre sang,‖ notre âme et nos travaux.
Pourtant nous sommes fils‖ des monstres de l'abîme,Et d'héritiers plus purs‖ l'Humanité victimeA son tour périra‖ pour leur donner le jour.
La route du progrès‖ pas à pas est suivie.Dans l'univers, ainsi‖ qu'en notre étroit séjour,S'enchaînent sans repos‖ les formes de la vie.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a monde / immonde féminine, classiqueb eaux / oiseaux masculine, classiquea profonde / féconde féminine, classiqueb os / travaux masculine, classiquea l'abîme / victime féminine, classiqueb jour / séjour masculine, classiquea suivie / vie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après poésies, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1986· numérisation Project Gutenberg· Sources