Poésies, 1896· Sonnets philosophiques
II. Les forces
Aux jours obscurs et doux‖ de sa candeur première,L'homme, en sa gratitude‖ ou ses vagues effrois,Des astres bienfaisants‖ adorait la lumière,Et du vaste univers‖ il les proclamait rois.
De ces faux souverains,‖ rigide justicière,La raison depuis lors‖ a renversé les droits,Et nous les a montrés,‖ ces amas de poussière,Signes mystérieux‖ des forces et des lois.
Eux, qui régnaient jadis,‖ tombent sans espérance.Ils ne sont que la vive‖ et splendide apparenceD'un principe caché‖ toujours en mouvement.
Nos sens ont inventé‖ leurs beautés éternelles ;Leurs fantômes glacés‖ peuplent le firmament,Leur grâce et leur éclat‖ naissent dans nos prunelles.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a première / lumière féminine, classiqueb effrois / rois masculine, classiquea justicière / poussière féminine, classiqueb droits / lois masculine, classiquea espérance / apparence féminine, classiqueb mouvement / firmament masculine, classiquea éternelles / prunelles féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après poésies, PARIS, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1986· numérisation Project Gutenberg· Sources