Poésies, 1880· Poésies
VII. La statue de Goethe, a francfort
C’était par un long soir‖ de la saison puissanteQui prodigue à la terre‖ et le fruit et la fleur,Emplit de gerbes d’or‖ le char du moissonneurEt gonfle aux ceps ployés‖ la grappe jaunissante.
Les derniers feux du jour‖ et leur calme splendeur,Au loin, du mont Taunus‖ doraient la cime ardente.Le bel astre d’amour‖ qui brille au ciel de DanteMontait sur la cité‖ de l’antique empereur.
Sur le haut piédestal‖ où ta gloire s’élève,D’un regard de Vénus,‖ doucement, comme en rêve,O Goethe ! s’éclairait ton grand front souverain,
Tandis que de silence‖ et d’ombre revêtue,Craintive, je baisais‖ au pied de ta statueLe pli rigide et froid‖ de ton manteau d’airain.
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a puissante / jaunissante féminine, classiqueb fleur / moissonneur masculine, classiqueb splendeur / empereur masculine, classiquea ardente / Dante féminine, classiquec s’élève / rêve féminine, classiqued souverain / d’airain masculine, classiquee revêtue / statue féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Esquisses morales : pensées, réflexions, maximes, PARIS, CALMANN LÉVY, ÉDITEUR, 1880· numérisation gallica.bnf.fr· Sources