Œuvres d’Horace, 1796· LIVRE Ier
ODE XXIX. À Iccius
Maintenant Iccius, tu portes donc envieAux riches habitants des plaines de Saba ?Tu prépares la guerre aux rois de Gétulie,Et le Mède indompté dans tes fers gémira ?
Quand verrai-je à ta suite une veuve charmante ?Quel est le jeune prince à la tresse odorante,Dont la main exercée à manier le dardViendra dans les festins te verser le nectar ?
Un torrent peut monter à sa source première,Puisque, trompant encor l’espoir de tes amis,Tu viens d’abandonner pour le fer de l’IbèreL’asile de Socrate et tes livres chéris.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources