Œuvres d’Horace, 1796· Chant séculaire
Épilogue
Le pontife
Phœbus, le Dieu du Pinde, inspira mon génie ;Il m’apprit à parler le langage des Dieux.Venez et secondez mes chants religieux,Enfants du plus beau sang qu’honore l’Ausonie.
Et vous, vous que chérit la reine de Délos,Qui voit le daim tomber sous le trait qu’elle lance,Jeunes vierges, chantez ; observez la cadenceDe ces vers qu’inventa la Muse de Lesbos.
Chantez d’un cœur pieux le beau fils de Latone ;Chantez avec respect la Déesse des bois,Qui protège nos champs, qui ramène les mois,Et qui pendant les nuits de rayons se couronne.
Un jour, du chaste hymen ayant subi les lois,Vous direz : Je chantai dans les jeux séculairesUn hymne solennel, qui plut aux Dieux prospères ;Et la lyre d’Horace accompagnait ma voix.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres d’Horace, Paris, Levrault, Schoell et Cie, 1804· numérisation espace-horace.org· Sources