Les amoureuses, 1858· Les amoureuses Poésies
Autre amoureuse
Lorsque je vivais loin de vous,Toujours triste, toujours en larmes,Pour mon cœur malade et jalouxLe sommeil seul avait des charmes.Maintenant que tu m’appartiensEt que mon cœur a sa pâture,Il ne m’est plus qu’une torture,— Le sommeil cher aux jours anciens.
Lorsque je dormais loin de vous,Dans un rêve toujours le même,Je vous voyais à mes genouxMe dire chaque nuit : « Je t’aime ! »Maintenant que tu m’appartiens,Dans les bras chaque nuit je rêveQue tu pars, qu’un méchant t’enlèveEt que je meurs quand tu reviens.
Versification
- Forme
- 2 huitains (huitains)
- Rimes
- 2(ababcddc)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 huitains
- Mots à la rime
- a vous / jaloux masculine, classiqueb larmes / charmes féminine, classiquec m’appartiens / anciens masculine, classiqued pâture / torture féminine, classiquea vous / genoux masculine, classiqueb même / t’aime féminine, classiquec m’appartiens / reviens masculine, classiqued rêve / t’enlève féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les amoureuses, poemes et fantaisies, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, Eugène Fasquelle, éditeur, 1908· numérisation wikisource.org· Sources