A maman, 1920· III En deuil
Au coin du feu
Lorsque la journée est finie,Au coin du feu, le soir,‖ en remuant le bois,Je me prends à tâcher,‖ rêverie infinie,De retrouver tes yeux,‖ de retrouver ta voix
Je revois des gestes, des choses :Tes deux bandeaux d’un gris‖ si doucement châtain,Ton regard froid, si tendre‖ et si changeant, ton teintOù brillèrent toujours‖ ces deux petites roses
Fragile, douce et sans éclat,C’est toi dans ta grâce humble‖ et ton charme indicible,Si vivante en mon cœur‖ qu’il me semble impossible,Maman, chère maman,‖ que tu ne sois plus là
… Non, personne n’est à la porte.Je suis silencieuse‖ et seule sous mon toit.Au coin du feu je pense‖ à toi, je pense à toi,Et je crois que cela‖ t’empêche d’être morte.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (12 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a finie / infinie féminine, classiqueb bois / voix masculine, classiquea choses / roses féminine, classiqueb châtain / teint masculine, non classiquea éclat / là masculine, non classiqueb indicible / impossible féminine, classiquea porte / morte féminine, classiqueb toit / toi masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 1.9
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après A maman, Paris, LIBRAIRIE CHARPENTIER ET FASQUELLE, 1920· Sources