Choix de poèmes, 1951· Chapitre Vii Rencontres
Le Secret
Je me sens quelquefois encorSauvage, bien que si tranquilleAu fond de la petite villeOù tout ce que je fus s’endort.
Je sens alors, moi, dame âgéeSous des cheveux restés si bruns,Ma jeunesse et tous ses parfumsRallumer mes yeux d’insurgée.
Et puis je retombe à l’ennui.Fin de l’ivresse passagère.L’âme et le regard pleins de nuit,Je redeviens une étrangère.
Alors mon passé m’apparaîtComme l’histoire d’une autre âme,Quelque chose comme un secretQu’un jour m’aurait dit une femme.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abba) 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a encor / s’endort masculine, non classiqueb tranquille / ville féminine, classiquea âgée / d’insurgée féminine, classiqueb bruns / parfums masculine, classiquea l’ennui / nuit masculine, non classiqueb passagère / étrangère féminine, classiquea m’apparaît / secret masculine, classiqueb âme / femme féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Choix de poèmes, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1951· Sources