Choix de poèmes, 1951· Chapitre Ix Derniers Poèmes Inédits
Par ma fenêtre ouverte…
Par ma fenêtre ouverte‖ où la clarté s’attarde,Dans la douceur du soir‖ printanier, je regarde…
Chaque arbre, chaque toit‖ qui s’élance dans l’air,Tel le roc qui finit‖ où commence la mer,Marque la fin d’un monde‖ au bord d’un autre monde.Ici la terre et là‖ le vide où, toute ronde,Cette terre, toupie‖ en marche dans l’éther,Sans sa pauvre ceinture d’airNe serait à son tour‖ qu’une lune inféconde.
Je contemple ce toit‖ et cet arbre, montésVers l’insondable énigme‖ et ses immensités.En bas, la rue est calme‖ et le printemps tranquille.Rien ne trouble la paix‖ de la petite ville.On entend au lointain‖ un merle. Il fait très beau.C’est tout.— Pourquoi mes yeux‖ regardent-ils si haut ?
Versification
- Forme
- Distiques (strophes variées)
- Rimes
- 1(aa) 1(aabbccb) 1(aabbcc)
- Mètre
- Alexandrins surtout (15 de 12, 1 de 8)· profil 6+6, (8)
- Strophes
- 1 distique, 1 septain, 1 sizain
- Mots à la rime
- a s’attarde / regarde féminine, classiquea l’air / mer masculine, classiqueb monde / ronde / inféconde féminine, classiquec l’éther / d’air masculine, classiquea montés / immensités masculine, classiqueb tranquille / ville féminine, classiquec beau / tout / haut masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Choix de poèmes, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1951· Sources