Ferveur, 1902· Heures intimes
A la vitre
L’automne a enflammé‖ les arbres. Le jardinTord sous le ciel gris son‖ immobile incendieQu’arrose finement,‖ froide et droite, la pluie…Aujourd’hui, il faudra‖ me tenir par la main.
Il faudra me tenir‖ pour que mon âme resteDans le tendre présent‖ et ne s’échappe pas,Vagabonde, vers un‖ octobre de là-bas,Dont celui-ci me fait‖ retrouver l’ancien geste ;
Pour que mes lentes mains‖ et que mon front lasséN’aillent pas s’appuyer‖ aux arbres du passé ;Pour que mes yeux‖ ne pleurent pas‖ des agoniesDans la rousse douceur‖ des automnes finies.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(aabb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a jardin / main masculineb incendie / pluie fémininea reste / geste féminineb pas / là-bas masculinea lassé / passé masculineb agonies / finies féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources