Ferveur, 1902· Heures intimes
Ière berceuse
Les petits comme en un vaisseauDorment balancés ; dors, mon homme !Mon cœur de femme est un berceauOù peut se dorloter ton somme !
Ils veulent s’endormir au sonDes berceuses sempiternelles ;Mon amour est une chansonQui sait toutes les ritournelles.
Leur mère est là qui les défend ;Mais n’as-tu pas mon âme claireOù reposer comme un enfantQui s’est endormi sur sa mère ?…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a vaisseau / berceau masculineb homme / somme fémininea son / chanson masculineb sempiternelles / ritournelles fémininea défend / enfant masculineb claire / mère féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources